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La Neuveville
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Eau et précipitations

Image des précipitations en Suisse

Source www.meteoswiss.ch

Les gouttes de pluie, les flocons de neige et les grêlons réfléchissent les ondes électro-magnétiques émises par le radar de manière proportionnelle à leur taille. Ce signal de retour s'appelle un écho. La représentation des échos sur une carte montre la répartition géographique des précipitations, ainsi que leur intensité, indiquée par un code de couleurs.


> 0.16 mm/h

> 0.40 mm/h

> 1.00 mm/h

> 2.50 mm/h

> 6.30 mm/h

> 16.0 mm/h

> 40.0 mm/h

Source : meteonews.ch


Image radar

Cartes animées des précipitations

Graphique animé des précipitations (Landi.ch)
Carte des précipitations en Europe (meteox.fr)

Niveau du lac et hydrologie

Niveau du lac de Bienne (station de mesure de Gléresse)
Situation hydrologique dans le canton de Berne
Swissrivers.ch : le niveau des rivières en Suisse

Autres sujets :

Animation EUMETSAT | fourni par sat24.com

Orages violents : aïe, le ciel se déchaîne!

Tiré de l'article de Blaise Droz, paru le 20.06.07 dans le Journal du Jura

La période que nous vivons est infernale. Bienne, la Vallée de Tavannes, Sonceboz, puis Saint-Imier, ont été confrontés à des pluies diluviennes inondant caves, ateliers, routes et voies ferrées. Un météorologue explique ce phénomène.

Depuis plusieurs jours, nous nous trouvons dans un système de haute pression assez stable, ce qui est normalement gage de beau temps. Or, la forte humidité contenue dans le sol s’évapore massivement dès que la température s’élève et des cumulus impressionnants se forment sans qu’aucun courant les emporte au loin. Très sommairement dit, c’est ce qui se produit sur la Suisse et l’Arc jurassien en particulier. Mais que se passe-t-il dans le ventre de ces énormes nuages qui, telle une épée de Damoclès, stagne dans notre espace aérien et – par Toutatis – font bel et bien tomber le ciel sur nos pauvres têtes. Si les crêtes et vallons du Jura ont été moins meurtris que l’Emmental par exemple, ces phénomènes inhabituels inquiètent fortement, d’autant que les conditions météorologiques, ces dernières années, font tomber de nouveau records à la même cadence qu’elles génèrent des averses. Cependant, du point de vue d’un météorologue, le phénomène que nous vivons en ce mois de juin est parfaitement explicable.

Quand le sol gorgé d’eau se réchauffe, il s’évapore et la vapeur ainsi formée monte dans des couches d’air toujours plus fraîches. «Or, explique Daniel Cattani de Météo Suisse, les conditions climatiques actuelles génèrent une couche d’air chaud qui stagne en haute altitude et qui forme un couvercle empêchant l’air chaud et humide venu du sol de s’élever davantage. Quand la pression devient trop forte sous le couvercle, les parties les plus faibles de ce dernier cèdent et l’air humide s’y engouffre comme dans une cheminée, poursuivant son ascension parfois jusqu’à la limite de la troposphère, soit jusqu’à 14 kilomètres d’altitude. C’est dans ces cheminées que se forment les énormes cumulus annonciateurs d’orages.»

A l’intérieur de ceux-ci, c’est la tempête. Sous l’effet de l’altitude, la température baisse, l’humidité se condense et forme des cristaux de glace qui se fixent les uns aux autres pour former des flocons de neige. Ceux-ci sont encore légers, les vents ascendants les propulsent vers le sommet du nuage. Pendant leur remontée, les flocons se regroupent, s’alourdissent puis commencent à chuter avant de remonter sous l’effet de nouveaux courants ascendants. Quand enfin leur poids les condamne à redescendre et sortir du nuage, ils forment en se réchauffant de très grosses gouttes d’eau voire des grêlons lorsque les conditions sont extrêmes à l’intérieur du nuage. En l’absence de vents d’altitude, le cumulus se vide alors d’un seul coup, sans se déplacer et jusqu’à ce que le processus meure par refroidissement de la base du nuage.

Un réservoir de vapeur condensée de 12 à 14 kilomètres de hauteur, cela représente une quantité d’eau ahurissante qui s’abat sur un petit secteur alors qu’à très petite distance de là, il ne pleut pas ou infiniment moins.

Canon antigrêle? bof!


Quel phénomène déclenche la pluie ou la grêle et comment l’homme peut-il influencer ce processus. Des régions traditionnellement trop arides aux zones agricoles menacées par la grêle, des solutions ont été imaginées avec plus ou moins de bonheur. Daniel Cattani voit la chose avec passablement de scepticisme. «Le processus recherché est la formation de cristaux le plus nombreux et le plus petits possibles en inséminant le nuage par une multitude de particules fines, de sel par exemple. C’est autour de ces particules que se forment les cristaux de glace puis les flocons et enfin les gouttes de pluie. Par ce procédé on veut éviter que le nuage génère de gros grêlons, par accélération de la formation de pluie. Mais le procédé est risqué et c’est parfois l’inverse qui se produit!» Pour protéger les cultures de la grêle, rien ne remplace donc les bons vieux filets.