Jeudi 8 octobre

Raiatea – Maupiti (en navigation de nuit)

Je me réveille à 7h et il règne déjà une certaine agitation à bord : Maupiti est en vue, quand soudain Bernard crie « baleine … baleine !! » en nous montrant un nuage de brume à 500 mètres environ à l’arrière. Trop tard, on ne verra plus rien.

Nous mettons le cap sur un groupe d’oiseaux qui plonge devant nous pour chasser les poissons. Quelques minutes plus tard et à la seconde près, nos 3 lignes de pêche se tendent. Manque de chance, nous perdons les trois poissons en même temps aussi. Grmmmmpffflll … C’est rageant !

Notre déception sera de courte durée : à moins de 100 mètres de nous, nous apercevons la queue et le dos d’une baleine. Juste avant quelle ne plonge à nouveau plus en profondeur. La grande classe ! La comparaison et les commentaires à l’encontre d’une autre baleine à bosse, connue de certains membres de l’équipage fusent sur le pont. La seule passe de Maupiti est déjà en vue, quand nous apercevons à nouveau une baleine. J’essaye de la prendre en photo.

Nous descendons les voiles et Henere fonce à bon régime dans la passe Onoiau (« espadon qui nage »), entourée des Motus Pitihahei et Tiapaa. Il est exactement 8h10. C’est aussi à la minute près le temps que nous avons mis pour faire Raiatea – Maupiti. Pour la petite histoire, de violents courants marins rendent cette passe complètement infranchissable à certaines heures. Maupiti est aussi le paradis des tortues – protégées en Polynésie – et des aigrettes sacrées, sorte de héron gris que l’on rencontre le long des plages.

Nous mouillons l’ancre dans le lagon, à moins de 2 mètres de fond. En tout, il y a seulement deux autres voiliers pour toute l’île. Quel paradis. Nous prenons l’annexe pour faire du snorkling jusqu’à proximité du reef. En même temps, Henere emprunte un kayak pour aller pêcher dans la passe. Les trois touches sur les lignes lui laissent un goût amer. Il reviendra bredouille quelques heures plus tard. Puis notre skipper pêcheur malheureux partira avec Thierry sur l’annexe, cannes à pêches en main. A leur retour, notre frigo sera toujours vide de poisson. Et ce ne sont pas mes quelques tentatives de lancer de ligne ridicules à la canne à pêche qui nous apporteront plus de poisson. Bref, ce sera une journée « sans », comme on dit … Mais en même temps, on s’en fout un peu : le ciel est bleu, l’eau turquoise et plein d’autres poissons nous attendent au large et dans la passe. Et nous, quand on pêche du poisson, on ne transforme pas le carré en abattoir ensanglanté digne des meilleurs décors de cinéma de Romero (Alex, si tu nous lis … ), et il y a du sashimi frais dans les assiettes un jour plus tard (oui, parce qu’il faut le laisser reposer au moins un jour pour qu’il soit bien tendre).

Nous recevons toujours plein de commentaires positifs et encourageants sur les photos téléchargées sur Flickr. Ces messages nous font plaisir, continuez de nous écrire, ou sur le blog ou par SMS. Je télécharge les photos lorsqu’une connexion Internet est disponible. Mais comme je l’ai déjà dit, c’est à chaque fois la Bérésina : il faut compter environ 1 heure pour publier péniblement 100 photos, pourtant déjà réduites à leur stricte minimum au niveau de la taille (cette opération prend chez nous environ 15 secondes). Difficile d’être à jour, quand je fais environ 200 photos par jour. On est vraiment loin de tout. Pour info, la minute de parole par téléphone mobile vers la Suisse coûte environ CHF 9.- ; Thierry a reçu un message du conseil d’administration de Swisscom : il fait partie dorénavant des actionnaires de l’opérateur téléphonique. Merci Dédé de soutenir la crise et la morosité qui règne dans notre pays.

On s’endort sous un ciel plein d’étoiles ; la Voie Lactée est bien plus lumineuse que dans l’hémisphère nord.

Mercredi 7 octobre

Tahaa – Baie Apu – Raiatea

Ce matin, c’est grasse matinée. Enfin, pour les autres … Il y a une quantité incroyable de sciure au fond de notre cabine. Bernard a scié du bois toute la nuit. Pour une fois, je suis debout le premier. Il est 6h … La météo semble être de notre côté : il fait grand beau.

Vers 9h30, nous partons visiter une ferme perlière derrière le yacht club de Taravana. Ils produisent environ 20′000 perles commercialisables par année, et préparent 300 huitres par jour. Le gars qui procèdent à l’introduction du « nucleus » (bille de coquillage du Mexique) gagne 2 euros par bête, plus une participation aux ventes. Le job est intéressant, mais il expose le travailleur à quelques désagréments, dont des allergies. Henere avait lui aussi fait la formation, mais il a dû renoncer pour cette raison.

Une fois à bord, Bernard et Thierry nous préparent des chips avec des morceaux d’arbre à pain. C’est délicieux et je préfère cette préparation aux chips au Taro. Puis on met les voiles sur Raiatea, ou nous mouillons au large entre la Marina Apooti et le village de Tevaitoa.

Le soir, c’est souper spaghettis, pour prendre des forces avant de partir à minuit pour une navigation de nuit de 5 heures et de 46 miles nautiques (env. 82 km), jusqu’à Maupiti. Je fais partie de l’équipe du premier quart avec Henere et Bernard jusqu’à 3h du matin. Le vent est faible et nous sommes obligés de compléter avec un moteur. En revanche, il y a peu de houle et la mer est calme. La lune brille et éclaire l’océan, alors que les étoiles jouent à cache-cache avec les rares nuages. J’ai la chance de voir passer deux belles étoiles filantes. Mes deux vœux sont faits. A 4h du matin, on passe au large de Bora Bora, dont la côté est généreusement illuminée par les nombreux hôtels de luxe. Pascal et Yves nous relayent à 3h, je peux enlever mon harnais et aller me coucher dans la cabine.

Mardi 6 octobre

Raiatea – Uturoa – Tahaa – Baie Apu

Le bruit du moteur me réveille. Il est 6 heures du matin et on met le cap sur Uturoa. Notre guide Eric nous attend à quai avec son Nissan 4×4 pour nous emmener voir les trois cascades qui descendent du plateau de Temehani.

Eric nous donne une paire de chaussettes qui monte jusqu’aux genoux, ainsi qu’une paire de nouilles, les fameuses sandalettes en plastic des années 60. D’après lui, c’est les meilleurs souliers pour marcher dans la forêt tropicale et dans les nids de rivières. A peine équipés (et chaussés des nouilles), on entend un bruit sourd : la rivière est en crue, il pleut sur le plateau. Par mesure de sécurité, on décide de renoncer aux cascades et de nous replier sur une balade de 5 km dans la forêt, autour de l’ancien cratère du volcan, dans la vallée de Faaroa. La progression sera lente, mais la balade intéressante.

Le soir, on amarre le catamaran dans la baie Apu. On descend à terre, souper au Taravana Yacht club. On assiste à des démonstrations de danses tahitiennes. La grande classe, c’est une soirée très réussie.

Lundi 5 octobre

Raiatea – Marina Apooiti – Baie Opoa

On lève l’ancre de bonne heure – avant le petit déjeuner – pour accoster à Uturoa pour nous réapprovisionner au marché local et au supermarché. On prend de la réserve pour passer quelqes jours sur Bora Bora et Maupiti, où le réapprovisionnement difficile à trouver, ou hors de prix.

A quai, un gendarme nous de mande d’abaisser notre drapeau pirate. Il est coincé en haut, alors je m’asseye dans le harnais et il me hissent en haut pour le décrocher.

Nous nous dirigeons un sud-est pour jeter l’ancre dans la baie Opoa. Henere nous fait découvrir des anciens temples (Marae). Au centre de l’un d’entre eux se dresse une grande pierre de corail de 2.70 mètres de haut et 1.50 mètres de large : « le roc de l’investiture ». On raconte que celui qui voulait accéder au trône devait être plus grand que le rocher. Sinon on lui coupait la tête. Pas un truc pour Sarko, même sur les épaules de Carla…

Bernard trouve un coquillage « Cône » sur la plage. Il est capable de lancer un petit harpon, mortel pour les hommes. Quel magnifique pays.

Plus tard, nous nous mettons en route pour jeter l’ancre à 2 mètres de fond au nord du motu artificiel de Uturoa. Il a été construit de toute pièce, pour accueillir les SDF, dans l’attente de leur trouver un logement sur l’île.

Le soir, Bernard et Thierry nous proposent un gigot d’agneau, avec du taro cuit. Excellent ! Un peu plus tôt dans la journée, nous avions testé les chips de taro, préparés par Thierry.

La radio de la station MRCC Papeete transmet toujours le message de recherche de la vedette de 24 pieds, qui n’a toujours pas été retrouvée.

Samedi 3 octobre

Tahaa – baie Tapuamu – Motu Tautau

Bonne nouvelle : la pluie a cessé de tomber et il y a du soleil, avec quelques nuages. Par contre, le vent est toujours bien présent. Nous levons l’ancre après le petit déjeuner pour retourner au Motu Tautau, où nous mouillons à nouveau devant l’hôtel sur pilotis.

Une fois l’ancre jetée, nous retournons avec l’annexe sur le Motus Tautau pour faire du snorkling. Pendant ce temps, Bernard garde le catamaran … et prépare des Tortillas.

Une fois dans l’eau, on découvre le même spectacle que la veille, mais en mieux! J’ai suivi quelques mètres une raie Pastenague, qui remontait le courant. Le ciel est à présent dégagé. Henere nous a mis en garde contre les poissons-pierres, qui sortent à la pleine lune. Si on marche dessus, il est recommandé d’attraper le poisson, de lui ouvrir le ventre, pour trouver une substance verte – l’antidote – à mettre sur la plaie. Et si on se fait piquer par un oursin, il faut uriner sur la plaie pour dissoudre l’épine.

Le retour avec l’annexe n’était pas piqué des vers : direction plein vent ! Que du bonheur, surtout pour ceux qui étaient assis à l’avant.

Nous levons l’ancre en début d’après-midi pour nous rendre à Vahine Island, un motu privé avec 9 bungalows. On se renseigne pour savoir si la tenue exigée au bar est le smoking. On nous répond – à notre grand soulagement – que non. Le trajet en annexe nous a complètement trempé. Pire encore : on a failli sectionner le câble d’alimentation de l’île avec le moteur de l’annexe. Au bard, on teste plusieurs cocktails, dont la Pina colada, excellente. Entre-temps, Henere nous contacte par VHF pour nous avertir qu’il déplace le catamaran. Il était en cuisine alors qu’il a vu le bateau prendre le vent de travers. Sous l’effet de la force du vent (près de 30 noeuds), l’ancre a glissé. Henere a lui aussi tutoyé le câble d’alimentation de l’île : il l’avait au bout de l’ancre en la remontant. Les clients de l’île ont frôlé le black-out, à deux reprises.

Une fois de retour à bord, c’est p’tit punch party. Puis vient le moment de passer à table : Henere nous sert un délicieux thon cru au lait de coco. Henere est un Chef !

Remarquez, les 8 passagers du Heiva ne sont pas meilleurs. Les bières succèdent aux verres de vieux rhum pour accompagner le café de l’après-souper.

Pendant ce temps, le vent continue de forcir. Par contre, la (pleine) lune est à nouveau de la partie, et joue à cache-cache avec les nuages.

Vendredi 2 octobre

Tahaa – Baie Hurepiti – Motus Tautau – baie Tapuamu

Le matin, le temps est toujours incertain. On décide malgré tout de tenter le « Vanila tour » ; Alain – biologiste – nous emmène à bord de son 4×4 sur des routes sinueuses de Tahaa. Nous découvrons une végétation riche et variée. Il faut savoir que l’éloignement de la Polynésie avec les continents n’a pas favorisé la diversité. Certaines variétés ont été introduites par les premiers habitants venus de Taïwan (qui voyageaient toujours avec des plantes), les oiseaux migrateurs (via leur système digestif), l’océan (les noix de coco par exemple), et d’autres par les colons. Alain nous monte également la façon de poliniser la fleur du vanillier. Il faut savoir que les abeilles du coin ne participent pas à ce processus. Du coup, tout doit être fait à la main.

En tout, le tour durera 5 heures. Une fois terminé, nos estomacs crient famine. Une fois à bord du Heiva, Henere nous sert du Sashimi de thon, avec sauces Wasabi et gingembre. A noter que le poisson frais ne doit pas être mangé tout de suite, sinon il est trop dur. Le thon cru est tendre de chez tendre : un vrai délice !

Quelques heures plus tard, nous levons les amarres pour nous rendre devant le Motu Tautau pour faire du snorkling. Pascal, Thierry, Christian et moi suivons Henere sur l’île. On cueille des feuilles d’hibiscus sauvage, pour les frotter sur les vitres de nos masques pour empêcher la formation de bué. Une fois dans l’eau, on se laisse emporter par le courant. On découvre alors avec émerveillement une quantité inouïe de poissons en tout genre, qui viennent nous manger dans les mains. Après quelques minutes, plus de 100 poissons nous entourent. Il n’y a pas beaucoup de fond, alors il faut toujours faire attention de ne pas se frotter contre le corail, ou de marcher sur un oursin. En Polynésie, ils sont énormes et mesures jusqu’à 40 cm. Plus loin, Pascal rencontrera une raie Pastenague, Christian un poisson dragon et moi … un requin (à 3 mètres). Sans parler des poissons flutes, des chirurgiens ou des anémones et de leur garde rapprochée, les poissons clown (ou « Némos »).

Une fois à bord, on lève l’ancre pour nous rendre à l’abri dans la baie de Tapuamu, non sans avoir contemplé avant de partir les chambres d’hôtel montées sur pilotis autour du Motu Tautau. La chambre la moins chère coûte 1′300 francs suisses. Au large et à l’ancre, un ancien remorquer de l’armée américaine transformé en yacht de luxe et appartenant à un milliardaire. A son bord, un équipage de 17 personnes s’occupe des invités.

Quelques heures plus tard, la VHF transmet un message « Panne » de la station de Raiatea : un bateau de pêche de 24 pieds avec 2 personnes à son bord n’a plus donné signe de vie depuis le matin. Henere nous indique que c’est le bateau de pêche de son oncle. D’après lui, son moteur serait pourri.

Le soir, Bernard nous prépare des pâtes « ail, huile et piments ». Le vent souffle par rafales et les averses s’espacent de plus en plus. Le ciel se dégage par moment, laissant enfin entrevoir la pleine lune, qui illumine généreusement le pont du catamaran et le paysage autour de nous. C’est juste magnifique, et ça mériterait d’être partagé !

Jeudi 1er octobre

Raiatea – Motu Tipaemaua – Uturoa – Tahaa – Baie Urepiti

Nous quittons notre aire de mouillage après le petit déjeuner et nous nous rendons en direction de la Baie de Faaroa. A la hauteur de la passe, nous voyons plusieurs dauphins, qui nagent devant l’étrave du catamaran. On a une chance folle !

On mouille dans la baie et on emprunte l’annexe pour remonter la rivière (eau douce), en direction du jardin botanique. Les fleurs et les plantes sont les unes plus exotiques que les autres, c’est extraordinaire.

Une fois à bord, nous repartons pour Uturoa, pour nous réapprovisionner. Thierry est aux anges, il achète plusieurs chemises locales. Je profiter de me rendre dans un Internet-café pour mettre à jour le blog et uploader les photos. Malheureusement, la connexion Internet sur les îles est très lente, et seulement 200 photos ont pu être envoyées à mon album en ligne Flickr en une heure. Il est prévu de poser un câble en fibre optique entre Hawaï et les îles pour augmenter la vitesse. Pour information, une heure de connexion coûte 1′000 francs pacifiques, soit environ CH 13.- ; certaines marinas proposent un accès wi-fi payant, mais la stabilité et la bande passante ne sont pas au rendez-vous.

Le catamaran amarré derrière nous est loué par 8 Lituaniens, dont 1 couple et … une « escort-girl » lituanienne elle aussi. Cette dernière est sur le pont et nous prend en photo avec son téléobjectif. Je lui retourne le compliment, en la « téléobjectivant » à mon tour. Sourire et clin d’oeil sympa de la fille.

Nous repartons quelques heures plus tard pour Tahaa. La météo tourne au vinaigre et on se ramasse un grain. Nous amarrons le bateau à un corps-mort dans la baie Hurepiti. Quel bonheur de se baigner dans la baie, alors qu’il pleut des cordes autour de nous. Christian fait de très belles photos dans l’eau.

Le soir, Henere nous prépare les derniers morceaux du Thasard au four, dans une sauce au miel. Succulent ! Dehors, la météo se déchaine: vent et pluie à gogo.

Pour pallier ces désagréments, nous nous décidons à ouvrir la bouteille de Piña colada, cocktail préparé la veille par Henere. On le complète «légèrement» avec une tombée de rhum un peu trop généreuse. On fera mieux la prochaine fois.

Mercredi 30 septembre

Huahine – Raiatea – Motu Tipaemaua

Nous quittons notre aire de mouillage après le déjeuner, pour nous rendre à Faie pour voir les anguilles aux yeux bleus, dans un bras de rivière. Des enfants nous accueillent et nous leur donnons des restes de poisson, qu’ils lancent aux anguilles. Après quelques minutes, il y a en une bonne dizaine autour de nous dans la rivière. Christian s’est fait mordre au doigt donnant du poisson à l’une d’elles.

Nous levons ensuite l’ancre et quittons l’île de Huahine pour nous rendre, à la voile, sur Raiatea. On navigue à une moyenne de 9 nœuds. La houle est régulière. Henere pose 3 lignes et nous attrapons un petit thon à épines jaunes (Yellowfine). Comme c’est Pascal qui l’a sorti de l’eau, Henere lui tend le cœur du poisson, qu’il mange sans broncher. Sous le regard sceptique de Lotti.

Nous empruntons la passe Maire et jetons l’ancre entre le reef et le Motu Tipaemaua. Nous débarquons avec l’annexe sur le motu, et Henere nous apprend à débourrer les noix de cocos. Il a utilisé un baton en bois de fer, très dur, planté dans le sol. Pas facile, mais le résultat est garanti. Il existe d’ailleurs des concours de débourrage. Les meilleurs débourrent 100 noix de cocos en 2 minutes environ.

Pascal ramasse aussi un petit crabe. Malgré les conseils de Henere pour l’attraper, il se fait pincer le doigt. En fait, il faut le presser à terre depuis derrière, et le saisir sur les deux côtés avec les doigts. La 2ème tentative sera la bonne pour Pascal. Le crabe et Pascal finissent même par faire ami-ami. Il faut dire que le crabe ne faisait pas le poids, devant Pascal.

De retour sur le bateau, Henere nous apprend à ouvrir les noix de coco avec une machette. A l’aide d’une râpe spéciale, il extrait la chair de la noix de coco, puis la presse ensuite dans un linge pour en extraire le lait.

L’apéro est servi : planteur « à la mode Henere » : rhum, vanille, jus de goyave, jus de fuits, muscade, citron vert.

Pour souper, Bernard nous prépare un beurre à l’ail, pour accompagner un morceau d’entrecôte préparé par Thierry.

Mardi 29 septembre

Huahine, baie d’Avea

On se réveille avec une alerte rouge au Tsunami, qui fait suite à un séisme d’amplitude 8.3 sur l’échelle de Richter à Saoma. Une vague de 90 cm est attendue entre 10h30 et 11h chez nous dans les Iles de la Société, et jusqu’à 2.5 mètres aux Marquises. Nous levons l’ancre aussitôt pour quitter le lagon et prendre le large.

Heureusement, la vague n’est pas venue jusqu’ici (seulement 30 cm ont été enregistré).

Quelques heures plus tard, nous apprenons que le séisme a fait près de 200 victimes à Saoma. Une deuxième réplique a eu lieu à Sumatra un peu plus tard.

Une fois l’alerte levée, nous empruntons la passe de Farerea et on jette l’ancre dans une magnifique baie allongée, en face du Motu Taiahu.

L’après-midi, Thierry, Pascal, Thierry et moi prenons l’annexe pour aller faire du snorkling. Le courant est très fort et il faut faire attention à ne pas être poussé contre un récif de corail.

Le soir, Herene nous mijote du poisson, cuit en petits cubes. Par contre, mauvaise nouvelle, nous n’avons bientôt plus de vin à bord !

Lundi 28 septembre

Huahine – Motu de Vaiorea

On se rend sur la plage à terre tenue par un gardien, qui fait des bijoux à ses heures perdues. Derrière la plage se trouve les restes d’ancien complexe hôtelier, qui a été rasé il y a quelques années par une tornade, qui a tout détruit.

Nous montons sur le fameux rocher, en suivant un sentier dans la forêt. C’est dense, humide et très tropical. La vue depuis le rocher est très belle et nous pouvons voir notre catamaran depuis en haut. Malheureusement, un second bateau est venu jeter l’ancre dans le lagon, ce qui fait que nous ne sommes plus tous seuls.

Pas facile à tourner, dans cette boite dallumettes

Pas facile à tourner, dans cette boite d'allumettes

Une fois de retour sur la plage, le gardien nous propose d’essayer sa pirogue. Pas facile pour changer de cap, et de tenir en équilibre sans chavirer. Mais ça file très vite une fois trouvé le truc. Avant de quitter la plage, le gardien nous offre un régime de bananes. Un petit truc : pour faire mûrir les bananes plus vite, il suffit de les plonger dans l’eau salée et de les pendre ensuite au soleil. Ce que nous nous empressons de faire.

Régiom de bananes

Régime de bananes

On se rend ensuite à Fare, pour faire les course dans un magasin Champion. A noter que nous les Champions du coin sont tenus par des Chinois. Leur sens des affaires n’est plus à démontrer. On trouve de tout dans ces magasins.

Nous mouillons l’ancre dans la Baie d’Avea. Le courant est très fort et le bateau tourne sans cesse sur lui-même. Côté météo, ça se gâte : il pleuvra sans arrêt de l’après-midi jusqu’au petit matin.

Le soir, Henere nous prépare le poisson coupé en darnes, cuit à la poêle. Le poisson est accompagné d’une excellente sauve à la vanille.