Archive pour catégorie Huahine

Mercredi 30 septembre

Huahine – Raiatea – Motu Tipaemaua

Nous quittons notre aire de mouillage après le déjeuner, pour nous rendre à Faie pour voir les anguilles aux yeux bleus, dans un bras de rivière. Des enfants nous accueillent et nous leur donnons des restes de poisson, qu’ils lancent aux anguilles. Après quelques minutes, il y a en une bonne dizaine autour de nous dans la rivière. Christian s’est fait mordre au doigt donnant du poisson à l’une d’elles.

Nous levons ensuite l’ancre et quittons l’île de Huahine pour nous rendre, à la voile, sur Raiatea. On navigue à une moyenne de 9 nœuds. La houle est régulière. Henere pose 3 lignes et nous attrapons un petit thon à épines jaunes (Yellowfine). Comme c’est Pascal qui l’a sorti de l’eau, Henere lui tend le cœur du poisson, qu’il mange sans broncher. Sous le regard sceptique de Lotti.

Nous empruntons la passe Maire et jetons l’ancre entre le reef et le Motu Tipaemaua. Nous débarquons avec l’annexe sur le motu, et Henere nous apprend à débourrer les noix de cocos. Il a utilisé un baton en bois de fer, très dur, planté dans le sol. Pas facile, mais le résultat est garanti. Il existe d’ailleurs des concours de débourrage. Les meilleurs débourrent 100 noix de cocos en 2 minutes environ.

Pascal ramasse aussi un petit crabe. Malgré les conseils de Henere pour l’attraper, il se fait pincer le doigt. En fait, il faut le presser à terre depuis derrière, et le saisir sur les deux côtés avec les doigts. La 2ème tentative sera la bonne pour Pascal. Le crabe et Pascal finissent même par faire ami-ami. Il faut dire que le crabe ne faisait pas le poids, devant Pascal.

De retour sur le bateau, Henere nous apprend à ouvrir les noix de coco avec une machette. A l’aide d’une râpe spéciale, il extrait la chair de la noix de coco, puis la presse ensuite dans un linge pour en extraire le lait.

L’apéro est servi : planteur « à la mode Henere » : rhum, vanille, jus de goyave, jus de fuits, muscade, citron vert.

Pour souper, Bernard nous prépare un beurre à l’ail, pour accompagner un morceau d’entrecôte préparé par Thierry.

Mardi 29 septembre

Huahine, baie d’Avea

On se réveille avec une alerte rouge au Tsunami, qui fait suite à un séisme d’amplitude 8.3 sur l’échelle de Richter à Saoma. Une vague de 90 cm est attendue entre 10h30 et 11h chez nous dans les Iles de la Société, et jusqu’à 2.5 mètres aux Marquises. Nous levons l’ancre aussitôt pour quitter le lagon et prendre le large.

Heureusement, la vague n’est pas venue jusqu’ici (seulement 30 cm ont été enregistré).

Quelques heures plus tard, nous apprenons que le séisme a fait près de 200 victimes à Saoma. Une deuxième réplique a eu lieu à Sumatra un peu plus tard.

Une fois l’alerte levée, nous empruntons la passe de Farerea et on jette l’ancre dans une magnifique baie allongée, en face du Motu Taiahu.

L’après-midi, Thierry, Pascal, Thierry et moi prenons l’annexe pour aller faire du snorkling. Le courant est très fort et il faut faire attention à ne pas être poussé contre un récif de corail.

Le soir, Herene nous mijote du poisson, cuit en petits cubes. Par contre, mauvaise nouvelle, nous n’avons bientôt plus de vin à bord !

Lundi 28 septembre

Huahine – Motu de Vaiorea

On se rend sur la plage à terre tenue par un gardien, qui fait des bijoux à ses heures perdues. Derrière la plage se trouve les restes d’ancien complexe hôtelier, qui a été rasé il y a quelques années par une tornade, qui a tout détruit.

Nous montons sur le fameux rocher, en suivant un sentier dans la forêt. C’est dense, humide et très tropical. La vue depuis le rocher est très belle et nous pouvons voir notre catamaran depuis en haut. Malheureusement, un second bateau est venu jeter l’ancre dans le lagon, ce qui fait que nous ne sommes plus tous seuls.

Pas facile à tourner, dans cette boite dallumettes

Pas facile à tourner, dans cette boite d'allumettes

Une fois de retour sur la plage, le gardien nous propose d’essayer sa pirogue. Pas facile pour changer de cap, et de tenir en équilibre sans chavirer. Mais ça file très vite une fois trouvé le truc. Avant de quitter la plage, le gardien nous offre un régime de bananes. Un petit truc : pour faire mûrir les bananes plus vite, il suffit de les plonger dans l’eau salée et de les pendre ensuite au soleil. Ce que nous nous empressons de faire.

Régiom de bananes

Régime de bananes

On se rend ensuite à Fare, pour faire les course dans un magasin Champion. A noter que nous les Champions du coin sont tenus par des Chinois. Leur sens des affaires n’est plus à démontrer. On trouve de tout dans ces magasins.

Nous mouillons l’ancre dans la Baie d’Avea. Le courant est très fort et le bateau tourne sans cesse sur lui-même. Côté météo, ça se gâte : il pleuvra sans arrêt de l’après-midi jusqu’au petit matin.

Le soir, Henere nous prépare le poisson coupé en darnes, cuit à la poêle. Le poisson est accompagné d’une excellente sauve à la vanille.

Dimanche 27 septembre

Tahaa – Huahine

Après le réveil, petit déjeuner, suivi d’une dose de Strugeron contre le mal de mer (prophylactique, « on ne sé jamais » comme dirait notre jurassien de Thierry) et départ à la voile pour l’île de Huahine (« le sexe de la femme », en Polynésien).

2 poissons Thasards

2 poissons Thasards

Les vents sont variables et on affiche un vitesse entre 4 et 7 nœuds. Henere a posé 3 lignes pour la pêche. Alors qu’on approche de Huahine, toujours sans poisson, on croise un « DCP » (dispositif de concentration de poissons : le dispositif chasse les petits poissons à la surface. Y a plus qu’à pêcher les plus gros qui les chassent). Soudain, deux des lignes se tendent : au leur bout, deux magnifiques « Thazards » (appelés ici « Waouh). Chacun pèse environ 8 kg et mesure 1m 40. Pour une première, c’est une belle prise ! Henere prépare les deux poissons sur la jupe arrière, alors qu’on file à 8 noeuds. Peu de temps après, le vent tombe et nous finissons au moteur jusque dans le lagon, en empruntant la passe Avapeihi, en face de Fare. On descend ensuite 8 km dans le lagon vers le Sud pour jeter l’ancre près du Motu Vaiovea. Juste derrière se trouve la Baie de Bourayne, qui a servi de décor au film « Le prince du Pacifique », avec Thierry Lehrmitte. En face de nous, le célèbre rocher d’où l’enfant a sauté dans l’océan.

Le soir, Henere nous apprête le poisson à la Carpaccio : cru avec une sauce au citron et gingembre : un délice !