Archive pour catégorie Bora Bora

Jeudi 15 octobre

Bora Bora – Baie de Povai – Raiatea – Passe Rautoanui – Motu Iriru

Le réveil a lieu a 6h00 : nous levons l’ancre pour rejoindre Raiatea sous voile. La houle est de 2.5 à 3 mètres et nous naviguons entre 8 et 10 nœuds. C’est presque un peu trop pour attraper du poisson. Le soleil cogne sûrement fort, mais sous l’effet du vent et du déplacement du catamaran, on ne le sent pas du tout. Enfin, disons oui, mais seulement le soir et devant le miroir …

Nous empruntons la passe de Rautoanui sur Raiatea peu avant 13h. La navigation aura été de 3 heures seulement. Aucun poisson n’a mordu à l’hameçon.

La journée est placée sous le signe de la farniente, du snorkling, de la baignade, des apéros et de la sieste. A la hauteur du Motu Haio, nous avons à nouveau la chance de croiser des dauphins (une bonne quinzaine) sur notre route. C’est comme dans Flipper : certains font des saltos. C’est génial à voir, mais bien sûr impossible à prendre en photo.

Nous jetons l’ancre au sud du Motu Iriru, pour passer la nuit. Dans la cabine, il fait chaud et il n’y a pas d’air. Comme il pleut par intermittence, nous renonçons à ouvrir les capots sur le pont.

Mercredi 14 octobre

Bora Bora – Matira – Vaitape – Baie de Povai (Bloody Mary’s)

Le matin, l’eau du lagon est agitée et nous enregistrons 40 cm de plus sous la coque. La houle au large est de 4 mètres. Le vent se déchaine.

Une fois le déjeuner dans le ventre, nous mettons le cap sur Vaitape, pour procéder à un « léger ravitaillement ». Henere profite de l’occasion pour chercher une nouvelle pièce du guindeau, qui nous donne des soucis chaque fois que nous jetons ou levons l’ancre. La nouvelle pièce cassera 10 minutes après avoir été changée. Encore raté.

Nous levons l’ancre et mouillons en face du célèbre bar-restaurant Bloody Mary’s dans la baie de Povai. Toutes les célébrités sont passées un jour par là. L’endroit est magnifique et il y a du sable fin au sol dans tout le restaurant. Par contre, leur bloody mary est moyen.

Dehors, le vent est fort et il y a d’importantes rafales.

Mardi 13 octobre

Bora Bora – Pointe Faroone – Pointe Matira – Pointe Matira

Le matin, le ciel est chargé. La pluie tombe après le petit déjeuner. Nous quittons notre magnifique zone de mouillage à l’eau turquoise pour jeter l’ancre à proximité du Motu Tapu, près de la seule passe de l’île : la passe Teavanui. Nous empruntons l’annexe pour sortir du lagon pour voir les requins. Sous nous, plus de 10 mètres de fond. Après 5 minutes, un requin à pointes noires nage déjà autour de nous. C’est la première fois que je nage en pleine mer, avec un requin. Une pensée pour Dr Spielberg et Mister Shark me traverse l’esprit. Notamment quand la bestiole nage dans ma direction. J’ai l’air fin (faim ?), moi avec mes palmes, mon masque et mon tuba. Visiblement, ils ont une connexion wi-fi ou un bon réseau mobile, la dessous. Le requin devait se sentir un peu seul et a appelé quatre autres potes. J’ai desserré les dents seulement lorsque Henere m’a confirmé qu’ils avaient plutôt peur de nous et qu’ils était inoffensifs. N’empêche, mon tuba comporte définitivement l’emprunte de ma dentition. Et puis bon, je suis le plus maigre de tous et le requin ferait une mauvaise transaction en me bouffant le premier ;-) (ça me fait penser que – lorsqu’un bateau coule – on dit toujours « Les femmes et les enfants d’abord ». Tu sais pourquoi ? Ben comme ça, les requins n’ont plus fin pour les hommes. Bon passons).

Nous aurons encore la chance de voir deux imposants requins citron de 2 mètres, nageant juste sous nous. Ceux-là, vaut mieux pas trop les taquiner. Avant de sortir de l’eau, Henere plonge jusqu’au fond à dix mètres. Son record se monte à 30 mètres. Mais c’était quand il ne fumait pas encore … Moi, me record se monte à environ 2 mètres, et j’en suis plutôt fier. Et non, je ne fume pas. D’autres questions dans la salle ??

Le soleil revient.

Une fois remontés sur l’annexe, Henere nous avoue sa déception. D’habitude, il y a plus de 100 requins dans ce spot. C’était pour moi une expérience géniale et palpitante. Merci Henere !

Nous mettons le cap sur le sud de l’île et jetons l’ancre l’ouest de la plage Matira.

Pour le souper, Henere nous prépare un sashimi de thon rouge, sauces soja-wasabi et gingembre-sauce huitres. Au risque d’être répétitif : c’était excellent !

Lundi 12 octobre

Bora Bora –Vaitape – Yacht club – pointe Faroone

Nous levons l’ancre pour faire le tour de l’île de le lagon, faire le plein (360 litres) à une station marine et faire les courses à la « capitale » de Bora Bora : Vaitape. Le village est un gros machin touristique, sans âme mais plein de magasins pour touristes. Perles, souvenir, tikis, paréos et autres souvenirs s’entassent le long de l’unique rue. Mais le plus beau, c’est les touristes américains. J’ai vu de très jolis spécimens avec toute la tenue réglementaire, à savoir : baskets ultra-blanches, chaussettes remontées jusqu’au genou, shorts bermudas sortis tout droit du placard, chemise hawaïenne colorée, appareil photo sur le ventre et caméscope en bandoulière. Et en guise de cerise sur le gâteau, une casquette qui ferait pâlir de jalousie Magnum. Quelques uns épinglent des pins sur la casquette. Il existe autant de variantes qu’il y a d’individus touristes US sur Vaitape. Mais tous ont un point commun : la blancheur de leur peu. Soit ils débarquent à l’instant de la côte Est, ou ils ont recours à une nouvelle espèce de crème solaire à base de Ruthénon actif à quintuple effet liposomique, anti-UV à large spectre et bien entendu, labellisé écran total et garanti avec une généreuse tombée de collagène, accompagnée d’un puissant répulsif contre les moustiques à base d’un dérivé de Round Up. Je vous laisse imaginer l’épouse de Monsieur.

Une fois les courses faites et le frigo à nouveau bien rempli, nous mettons le cap sur la pointe Fareone. En chemin, nous découvrons les nombreux hôtels sur pilotis sur les Motus Tofari et Piti Aau, dont le fameux Intercontinental Resort & Thalasso Spa Bora Bora et le Méridien Bora Bora. Le meilleur des bungalows se négocie au prix de 10′000.- Euro la nuit. L’année dernière, Jean Reno a loué les deux hôtels pour les besoins d’un tournage de film. Je lui souhaite beaucoup d’entrées en salle pour rentabiliser cette petite folie.

Une fois l’ancre mouillé, une équipe part avec l’annexe faire du snorkling. Je les rejoins en kayak. Quel est l’imbécile d’ingénieur qui a décidé que les rames du kayak ne doivent pas être alignées ?

Une fois de retour sur le Heiva, Thierry et Bernard nous préparent un délicieux repas : entrecôte de bœuf tendre et saignante avec sauce maison à l’ail.

Dimanche 11 octobre

Maupiti – Bora Bora

Nous levons l’ancre de bonne heure et quittons le paisible lagon de Maupiti pour Bora Bora. Pas de vent, mais une houle de 2 mètres. Nous naviguons donc au moteur, toutes lignes de pêche dehors. Des dauphins nous rejoignent et jouent sous notre étrave. Ils sont plus de 15 et on aperçoit aussi une imposante masse blanche sous nous. Probablement une baleine…

Nous mouillons dans le lagon de Bora, entre la pointe Farene et Tupitipiti par moins de 2 mètres de fond. Henere nous emmène voir les raies Pastenagues. Une fois dans l’eau, nous sommes entourés d’une dizaine de raies. Leur peau est visqueuse, sauf à la naissance de la queue, qui comporte de petits picots. Elles sont très joueuses. Mais surtout attirées par le poissons proposé par Henere.

Le soir, nous déplaçons le mouillage pour nous mettre en face du yacht club. Il y a une connexion wifi, je profite de mettre à jour le blog et de répondre aux sympathiques commentaires reçus depuis ma dernière connexion.