Maupiti
Après le petit déjeuner, je monte au sommet du mat dans le harnais, pour prendre des photos du bateau et essayer de fixer l’antenne VHS, qui ne tient plus en place. La vue du sommet (22 mètres) est géniale : le bateau et l’équipage paraissent tout petit, vus d’en haut. Le catamaran est stable et ne bouge pas beaucoup. J’ai de la chance, je peux faire des photos en toute tranquillité et passerai presque une heure accroché dans le harnais. Le bateau met le cap pour mouiller en face du village. La vue sur le Mot Hotu et son imposant rocher qui surplombe la face sud de l’île est des plus intéressante. Surtout vu de 22 mètres de haut !
Henere a plus d’un tour dans son sac. Si les techniques de pêche ancestrale n’apportent pas son lot d poisson frais, notre ingénieux skipper sait recourir à des technologies plus modernes : à savoir la pêche avec un téléphone mobile, en lieu et place des cannes à pêche traditionnelles. Quelques heures plus tard, un canot moteur accoste le Heiva. A son bord, les beaux-parents de Henere, qui vivent sur l’île. Avec du poisson frais, dont du poisson perroquet.
Après midi, nous rejoignons la terre pour louer des vélos Torpedos, pour faire le tour de l’île (env. 10 km). Nous découvrons une île au caractère authentique, préservée du tourisme de masse. Il n’y a d’ailleurs pas d’hôtel : un projet a été refusé par référendum voilà quelques années. A la place, de nombreuses pensions familiales. Autre anecdote : il y a ni banque, ni bancomat, et les pensions n’acceptent pas les cartes de crédit.
En chemin, et sur recommandation de Henere, nous faisons une halte à la Plage de Tereia. Le lecteur s’imagine peut être une plage bondée. En fait, nous étions seuls, avec un couple de locaux venus se baigner en Vespa. A noter que l’eau est plutôt chaude : 32 degrés, mesurés par la montre-poignet de Pascal. Sur le chemin du retour, à l’entrée du village, nous tombons un peu « par hasard » sur un petit troquet. Au bar, trois locaux sirotent leur bière Hinano. Thierry leur offre une tournée supplémentaire. Nous dégustons aussi une Pai à l’ananas, sorte de chausson. Délicieux.
Pendant ce temps,sur le catamaran.
Après la sieste (c’est calme, sans nous), Henere prépare un gratin au Uru (arbre à pain) et les poissons perroquet au four.
Une fois remontés à bord après notre petite escapade en vélo, nous avons juste le temps de boire quelques bières. Le repas sera servi quelques minutes plus tard. Le poisson est des plus fins, et le gratin – bien que différent de notre gratin aux patates – se laisse déguster avec le plus grand des plaisirs. Avec Henere, nos vacances sur le catamaran virent carrément à la virée gastronomique.
#1 par Marilyne à octobre 12, 2009
Citation
Il doit être formidable ce Henere!
C’est pas possible de le ramener en Suisse?
Tirez à la courte paille pour savoir qui prend sa place là-bas